Les derniers jours de l'an

Renouer avec l'essentiel

Société / 2 minutes de lecture / Décembre 2017

Les derniers jours de l'an

Renouer avec l'essentiel

Le ciel souffle ses poignées de flocons mais nous, c’est des plumes d’anges qu’on voit tomber. On dévale quatre à quatre les marches qui mènent à la cave (au garage ou au grenier), pour en sortir les cartons poussiéreux, remplis de souvenirs. On y replonge avec délectation et, le temps d’un instant, on redevient des enfants.

On se prend au jeu, on se fait avoir un peu, comme tout le monde. Comme chaque fin d’année. Par la douceur des histoires de Noël qui finissent toutes bien. Par l’impatience toute enfantine de ces derniers jours de l’an.

Nos maisons s’habillent de lumières, de bougies parfumées, de rouge, de sapins, de guirlandes clignotantes et autres décorations. Les bâtons de cannelle, les oranges et les pains d’épices, suffisent à embaumer notre intérieur. On ne craint pas la ringardise, le kitsch même parfois, le trop coloré, le vieillot, le sucré. On tolère tout (ou presque) en cette période « lumineuse ». Si la playlist chante Noël un peu partout, on se surprend nous aussi, à fredonner de concert.

C’est le temps de l’année où tout peut recommencer. Une trêve bienheureuse. On écrit la dernière page à l’encre de nos désirs, de nos rêves et des résolutions nouvelles. On retrouve des forces et l’envie de faire mieux.

Si notre société va vite, entre pression, tension et compétition aussi, quand l’automne cède sa place aux premiers grands frimas et que la nuit se met à tomber plus rapidement, on entre alors dans cette période qui nous invite à faire une pause, à ralentir.

On laisse un peu de blanc dans nos agendas surchargés et on prend le temps. De se poser un peu. De renouer ou de consolider les liens.

« Avec un sapin et trois flocons de neige,
croire que la Terre entière est transformée. »

On replonge en Enfance, dans la nostalgie d’une époque rassurante. Les petits biscuits sortent à peine du four. Le chocolat chaud nous brûle la langue avec délice. Les petits plats mijotent. On en oublierait presque la joyeuse névrose des réunions familiales. On se réapproprie ces fêtes, en renouant avec les traditions.

On redécouvre des sentiments simples et le goût des petites choses. Des bonnes choses.
Se retrouver en famille, avec les amis, les enfants, autour d’une table en tenue d’apparat. Aucune règle, si ce n’est, celle de la convivialité. La famille devient celle du cœur.

Il y a quelque chose dans l’air. Impalpable, invisible et pourtant terriblement présent.
2017 déroule son compte à rebours… avant de nous relancer dans une nouvelle année.

N’attendons pas trop de ces derniers jours de l’an.
Juste, renouer avec l’essentiel.