Vente immobilière /

Devenir propriétaire ou rester locataire ? 1/2

« Bonjour Monsieur Schmidt, avec mon mari nous sommes actuellement locataires mais nous envisageons de devenir propriétaires. Les taux hypothécaires étant toujours très bas nous pensons que c’est le bon moment pour nous de faire le pas ! Notre situation de locataires semble nous coûter beaucoup plus cher que si nous étions propriétaires. Notre famille nous encourage à acheter mais nous ne sommes pas certains du bienfondé de nos réflexions... ». Hélène, Martigny

Dans l’imagination de beaucoup d’entre nous, il est encré qu’en devenant propriétaire, les dépenses du ménage tendent à baisser. Cette croyance collective est largement répandue dans l’esprit de nos clients. Néanmoins, si nous les interrogeons individuellement, très peu de propriétaires sont en mesure d’articuler le montant d’économie effectif, chiffres à l’appui.

Pour répondre à votre question, je dois d’abord commencer par vous donner quelques précisions importantes sur plusieurs variables qui rentreront dans l’équation. Ces éléments sont au nombre de cinq, les voici :

Le prix d’achat – Celui-ci doit être en adéquation avec la valeur de l’objet sur le marché. La banque qui participera au financement sera très attentive à cet élément essentiel. Partant du principe qu’elle va probablement vous financer 80% du prix d’achat, elle va faire appel à un expert pour déterminer la valeur du bien immobilier convoité.    

Les intérêts du prêt hypothécaire - On parle ici du coût de l’argent qui vous sera prêté et qui est déterminé par le montant du crédit et le taux y référent qui peut être variable ou fixé de trois mois à vingt-cinq ans. Les intérêts payés seront déductibles de votre revenu imposable.  

L’amortissement - L’amortissement c’est le remboursement du crédit, il sera exigé pendant plusieurs années. On relèvera que celui-ci ne sera plus obligatoire mais optionnel lorsque le prêt représentera moins de 66% de la valeur du bien. Pour assumer vos conditions d’amortissement vous aurez la possibilité de le faire de manière directe en réduisant le montant de la dette chaque année, ou de manière indirecte en plaçant le montant de l’amortissement sur un produit de 3ème pilier A fiscalement déductible.

L’état et l’entretien de l’objet - Ici doivent être prises en compte les charges courantes liées à l’objet concerné. A savoir l’eau, l’électricité, le chauffage, les assurances liées à l’objet tel que les assurances RC, dégâts d’eau et bris de glace. Mais aussi les éventuelles charges de PPE, et les réparations, rénovations et frais d’entretien de l’objet à travers le temps.

La fiscalité – Il s’agit de calculer l’impact de votre acquisition immobilière sur vos impôts. Pour analyser cela, vous devrez tenir compte du taux marginal d’imposition de la valeur locative de votre futur objet immobilier.

Dans ma prochaine chronique, je vous donnerai le détail de mon analyse sur la base des informations que vous avez eu la gentillesse de me transmettre accompagnées de votre autorisation de les partager avec les lecteurs. Cette deuxième partie très concrète vous permettra d’appréhender cette décision importante avec sérénité.

Bonne semaine !

« Très peu de propriétaires sont en mesure d’articuler le montant d’économie effectif, chiffres à l’appui.»

Grégoire Schmidt